Mariko HIMETA
From Precis
C’est à l’école primaire, où une sœur missionnaire québécoise dispensait une initiation au français – fait exceptionnel au Japon –, que Mariko Himeta découvre cette langue. À l’entrée au collège, où l’anglais est généralement enseigné comme première langue étrangère, elle doit choisir entre la langue de Molière, qui lui est déjà plus ou moins familière et celle de Shakespeare : sa mère, monolingue tout comme son père, lui déconseille alors d’aller grossir les rangs déjà pléthoriques des jeunes Japonais apprenant l’anglais. Pour l’anecdote, signalons que sa mère avait aussi tout tenté pour mettre au monde la petite Mariko pendant une année placée sous le signe du Cheval de feu – qui revient tous les 60 ans –, alors que la plupart des Japonaises préfèrent ne pas avoir d’enfant durant cette période car, d’après une superstition tenace, toute femme née sous ce signe abrègera la vie de son mari … malgré ses efforts, le bébé, plein de sagesse, s’est présenté avec quelques jours de retard ...
Après avoir suivi une formation universitaire en littérature française à Tôkyô, puis en didactique des langues et des cultures à Paris, autrement dit, sans avoir fait de grands détours par d’autres langues, MH enseigne aujourd’hui le français à la Faculté des Langues de l’Université Daitôbunka de Tôkyô. Elle propose aussi aux étudiants d’anglais un cours de sensibilisation à la diversité concernant l’acquisition ou l’apprentissage des langues. En fait, son parcours linguistique n’est guère plus complexe que son public.
