Bernard PY
From Precis
est né dans une famille, une région et un milieu monolingues. Sa mère parle couramment quatre langues mais ce plurilinguisme laisse peu de traces visibles dans l'enfance de Bernard Py, sinon une sensibilisation à l'existence d'autres langues que le français. L'allemand est apparu à 12 ans comme discipline scolaire, avec une coloration ambiguë : théoriquement langue nationale, pratiquement enseignée et apprise comme une langue morte. L'introduction de l'anglais se déroule ensuite à peu près de la même manière, sans enthousiasme.
A l'âge de 20 ans Bernard Py, fasciné par le flamenco, choisit d'apprendre l'espagnol, d'abord en suivant des cours à Neuchâtel, puis en Espagne. Son attirance pour l'espagnol et l'Espagne, jamais démentie depuis lors, constitue alors un tournant dans sa vie et laisse une empreinte indélébile sur son identité. Cette deuxième langue occupe très vite une place centrale sur les plans linguistiques, anthropologiques, social, philosophiques et littéraire.
Cette empreinte est manifeste dans l'intérêt der Bernard Py pour la linguistique en général, et plus particulièrement pour ce qu'on appelle souvent compétence bilingue et pratiques bilingues. Le bilinguisme comme pratique est devenu pour Bernard Py une voie d'accès privilégiée vers une meilleure connaissance du langage et de la communication. Le terme qui résume peut-être le mieux les travaux de Bernard Py est contact. Contact comme lieu d'événements langagiers. Contact comme processus situé dans un contexte socioculturel. Contact comme dynamique d'enseignement et d'apprentissage. Le contact est ainsi un des centres de gravité de la vie de Bernard Py.
