Bernard ALLANIC
From Precis
Attiré par le génie des grands poètes classiques dont les œuvres commençaient alors à être traduites dans les langues occidentales, Bernard Allanic a la chance de débuter ses études de chinois au milieu des années 1980, alors que la Chine « s’ouvre» volontairement à l’Occident. Cela lui permet d’avoir rapidement l’occasion d’y séjourner longuement et de se consacrer à la culture et à l’histoire des ethnies minoritaires du Sud Ouest chinois, pour l’écriture d’un récit de voyage « La voie blanche, entre Chine et Tibet », publié en 1994.
Ayant ensuite commencé d’enseigner le chinois en lycée, c’est en assistant à un cours de pédagogie et de didactique dispensés dans le cadre d’une maîtrise de Français Langues Étrangères, qu’il prend conscience des lacunes dont souffre l’enseignement du chinois langue étrangère dans ces deux domaines, notamment en ce qui concerne l’enseignement-apprentissage de son écriture non alphabétique.
Aussi, en accord avec Joël Bellassen, directeur de recherche à l’INALCO, entreprend-il en septembre 1998 une étude sur les méthodes utilisées en Chine et à l’étranger pour enseigner les caractères, tirant parti d’un nouveau séjour en Chine (en tant que lecteur de français) pour s’intéresser à la façon dont les instituteurs enseignent le chinois écrit aux enfants de six et sept ans. Cette recherche le conduit à rédiger une thèse de doctorat — première thèse française se situant délibérément dans le champ de la didactique du chinois — soutenue en décembre 2003.
Depuis septembre 2006, Bernard Allanic occupe un poste de Maître de Conférences à l’Université Rennes 2 Haute-Bretagne. Il y élabore et expérimente, au sein de l’équipe doctorale LIDILE (EA 3874), de nouvelles méthodes d’enseignement du chinois.
